En ce moment j’ai du mal à écrire mes articles, pas que je sois en manque d’inspiration loin de là au contraire. Je cuisine, je crée, je photographie et tout s’accumule sur mon ordinateur par manque de temps. Nous ne sommes pas encore au mois de juin mais les compétitions, répétitions, galas, auditions et autres spectacles ont déjà commencé me faisant courir encore plus que d’habitude. Les parents d’enfants aux multiples activités me comprendront et de plus il faut aussi multiplier par le nombre d’enfants (4 dans mon cas). J’adore les voir évoluer et progresser chacun dans leur domaine artistique ou sportif mais cette année, wow c’est dingue ! Cette course sans fin est sans doute aussi liée à l’augmentation de mes sorties culinaires, mais celles-ci je les adore aussi donc je ne me plains pas. Mais j’ai d’autant plus apprécié la pause que nous nous sommes accordées la semaine dernière dans les Causses et les gorges du Tarn. Une pause qui mériterait un article vu toutes les belles choses que nous avons vues (grotte, stalagmites, ferme) mais bon ça c’est encore autre chose. Pour l’instant il faut que je vous raconte la trouvaille qui m’a fait sauter de joie et mis dans un état de surexcitation aigue, rien que ça ! Alors que je commençais à m’impatienter au pied des voies d’escalade, garçons et chéri aimant s’adonner à la grimpe, et aussi à me les peler parce qu’au bas des falaises à l’ombre il ne fait pas bien chaud j’ai eu la bonne idée d’aller attendre sur les bords du Tarn. J’avais repéré une plage de galets bien exposée où nous avons pu goûter aux joies des ricochets dans un cadre assez somptueux. La journée tirant à sa fin j’ai aperçu une mamie accompagnée de son petit fils qui faisait de la cueillette sauvage. Curieuse comme je suis je me suis approchée pour savoir ce qui pouvait se tramer par là. Elle m’a gentiment montré son panier avec toutes les explications nécessaires pour que je puisse faire de même à savoir des orties pour une soupe et de l’ail des ours à ciseler dessus. De l’ail des ours ! Je n’en croyais pas mes oreilles, enfin j’allais pouvoir connaître ce qui faisait frissonner la blogosphère à chaque printemps. L’ail des ours, ail des bois ou ail sauvage est une plante poussant en sous bois frais et ombragé ou le long des ruisseaux. Il ne faut pas le confondre avec le muguet qui lui est toxique. Le cueillir en période de floraison (comme cela a été mon cas) limite les risques de confusions car les fleurs sont totalement différentes. Il s’agit d’un excellent dépuratif qui se consomme de préférence cru pour lui garder ses propriétés gustatives. Tout se mange, les feuilles, les fleurs, les tiges, les bulbes. J’ai pu garder intactes les feuilles et les fleurs pendant presque une semaine en les conservant au frais dans un sac en papier kraft avec une feuille d’essui tout (Merci Marie Annick !).
A mon retour j’ai fait ce pesto au parfum d’ail certes mais avec des notes herbacées et plus douces que s’il avait été réalisé avec de simples gousses d’ail.

Pesto à l'ail des ours

Ingrédients

Feuilles d’ail des ours
Huile d’olive
Fleur de sel

Préparation : 20 minutes       Pas de cuisson 

Lavez les feuilles sous l’eau fraîche puis séchez-les bien.
Hachez-les en ajoutant l’huile d’olive jusqu’à obtention d’une pâte épaisse.
Salez puis mettez en pot.

J’ai mixé les feuilles dans mon blender et conservé ces pots au frais.
La quantité d’huile dépendant de la quantité de feuilles ramassée et de la consistance souhaitée, je ne vous indique pas de volume pour l’huile. Versez-la progressivement.

Pesto à l'ail des ours

Pesto à l'ail des ours

Des recettes arriveront prochainement avec des idées d’utilisation de ce pesto végétal mais en attendant celles-ci vous pouvez le déguster simplement avec des pâtes ou un écrasé de pommes de terre. Je sais aussi qu’il n’est pas facile de trouver de l’ail des ours alors vous pourriez peut-être vous laisser tenter par un pesto de roquette et d’avocat , un pesto de roquette et d’amande ou par un pesto de fanes de radis ?
Je vous souhaite un bon dimanche avec ces quelques photos prises sur la plage de galets devant ce « spot » d’ail des ours.

Pesto à l'ail des ours

Pesto à l'ail des ours

Pesto à l'ail des ours

Pesto à l'ail des ours

Avec ce pesto vert tendre je participe au défi végé du mois de mai.

Défi On se met au vert !

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8 Commentaires

  • Comme je comprends ton excitation devant cette belle récolte précautionneusement conservée jusqu’à ton retour de vacances ! Très jolies photos ! Je suis moi-même allée faire un tour chez Marie-Annick dont l’article est très, très complet car on m’a donné quelques pieds et j’en ai enfin dans le jardin ! J’ai aussi réalisé du pesto mais en ajoutant une fois des amandes et l’autre fois des pignons.
    Bon dimanche !

  • hihi, ça me rappelle une descente des gorges du Tarn en canoë où je suis partie fureter dans les herbes à la rechercher de ce précieux ail des ours! On ne se refait pas! Si tu aimes cuisiner sauvage, je te conseille la lecture des ouvrages de François Couplan et notamment le Régal Végétal avec lequel tu peux identifier les plantes folles et sélectionner celles que tu veux goûter en fonction de leur valeur gustative; la nature est une mine de trésors gourmands devenus aujourd’hui méconnus!

  • Mon programme pour ce dimanche pluvieux… mais vivant seule avec une petite fille de 3 ans je pense que je vais être la seule à en manger. A votre avis combien de temps puis le conserver?

    • Personnellement je conserve mon pot au frais plusieurs semaines voire plusieurs mois. L’huile doit recouvrir la surface des feuilles hachées et il n’y a pas de problème pour pouvoir profiter de ce pesto tout au long d l’année. Le plus dur est d’être raisonnable afin de le faire durer le plus longtemps possible 😉

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